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Production de contenu par IA en Chine : ce que les marques doivent avoir en tête dès aujourd'hui
Plus d’un annonceur chinois sur deux produit déjà ses contenus à l’aide de l’IA. Le marché progresse de 60 % par an. Votre marque, elle, a sans doute pris du retard.
Les chiffres
25,7 milliards de yuans. C’est le poids du marché chinois des contenus générés par l’intelligence artificielle (AIGC) en 2025, selon Weiboyi et l’Association chinoise de la publicité. Projection à l’horizon 2028 : 276,7 milliards. Une multiplication par dix en trois ans à peine. Peu de secteurs affichent pareille trajectoire.
La revue marketing IA 2026 de Douban achève de dessiner le tableau. 53,1 % des annonceurs chinois ont intégré l’AIGC dans leur chaîne de production créative. Un sur cinq y recourt pour plus de la moitié de ses vidéos. Les campagnes pilotées par l’IA ont doublé en 2025 et pèsent désormais 19,2 % de l’ensemble des actions marketing du pays. L’heure de l’expérimentation est passée depuis longtemps.
Ce que l’IA change pour les équipes éditoriales
Trois dimensions, principalement.
La rapidité. Jusqu’à 240 contenus multiformats produits en l’espace de quelques secondes.
Une courte vidéo d’une minute, hier facturée plusieurs dizaines de milliers de yuans, se réalise aujourd’hui pour à peine 500 yuans.
Source : Beijing News, citant le rapport Weiboyi
Pour une marque de taille intermédiaire, ce nouveau rapport coût-efficacité rebat les cartes. Des formats jusque-là inaccessibles tombent soudain à portée de budget.

Le volume. Douyin, RedNote, WeChat Channels : ces trois plateformes favorisent, par construction, les comptes qui publient souvent. Moins l’on publie, plus vite l’on disparaît. L’IA permet de soutenir la cadence sans épuiser les équipes. Un fabricant de biens de grande consommation a ainsi bâti toute une bibliothèque de vidéos produits générées par IA, avant de recombiner les séquences pour en tirer des centaines de variantes, chacune calibrée campagne par campagne, audience par audience.
Source : iFenxi, rapport 2025 sur les usages de l’AIGC
L’analyse. Des outils comme ceux de Volcengine passent au crible commentaires, tendances et sentiment des internautes en temps réel. Une étude consommateur qui exigeait plusieurs semaines se boucle désormais en quelques heures. Parfois moins.
Source : iFenxi, rapport 2025 sur les pratiques d’application de l’AIGC
Qui s’en sert bien, et comment
Les marques qui en tirent véritablement quelque chose considèrent l’IA pour ce qu’elle est : un outil créatif. Jamais un substitut.
| Marque | Ce qu’elle a fait | Résultat |
|---|---|---|
| Tomson and Hancock | Un film de marque entièrement réalisé par l’IA | Devenu viral sur Douyin et WeChat. Les internautes ont salué un usage de l’IA à la hauteur des promesses. |
| Lenovo | Animation de guerriers en terre cuite s’exprimant dans le dialecte du Shaanxi pour une campagne de rentrée | Fort taux d’interaction, largement partagé sur les réseaux. |
| Musée du Palais | L’IA ressuscite des pièces culturelles à l’occasion du Nouvel An lunaire | 96 % de retours positifs de la part du public. |
Source : Douban, rapport 2026 sur les études de cas du marketing IA
Sur Douyin, Friso s’est associé aux outils créatifs IA de Volcengine pour concevoir des filtres de marque. Le mécanisme paraît sommaire : les utilisateurs jouent avec le filtre, publient le résultat, et le trafic se déverse ensuite vers le live et la boutique de la marque. Cela paraît anodin, et pourtant, c’est redoutablement efficace.
Source : iFenxi, rapport 2025 sur les pratiques d’application de l’AIGC, citant le cas Volcengine
Et pour les marques internationales ?
La production de contenu demeure l’éternel goulet d’étranglement du marketing en Chine. Adapter les visuels, caler les shootings, boucler les validations, publier sur quatre ou cinq plateformes de front : chaque étape engloutit du temps et du budget. L’IA allège les deux.
Un exemple concret. Un shooting produit complet à Shanghai ? Un modèle d’IA entraîné à l’identité visuelle de la marque fait le travail dix fois plus vite. Un texte qu’un rédacteur natif mettait une journée à ciseler sort en quelques minutes, avant qu’un éditeur humain ne vienne l’affiner. Les rapports de campagne hebdomadaires, hier chronophages, tombent désormais dans la nuit.
Le véritable gain, pourtant, est ailleurs.
Quand votre équipe passe moins de temps sur la production, elle en consacre davantage à la stratégie, à la direction créative et à la compréhension fine de ce qui résonne vraiment auprès des audiences chinoises. C’est là que se niche le retour sur investissement.
L’IA absorbe la répétition. Les arbitrages créatifs, eux, demeurent entre les mains de l’humain.
iResearch le formule parfaitement dans son rapport 2025 : la production de contenu en Chine passe d’un métier de spécialistes à un terrain nettement plus ouvert. Un brief, un outil d’IA, et l’on démarre. La couche professionnelle n’a pas disparu pour autant, mais le ticket d’entrée s’est effondré.
Source : iResearch, rapport 2025 sur l’IA et l’industrie des médias numériques en Chine

La suite
Douyin, WeChat, Baidu, Alibaba : chaque grande plateforme chinoise dispose désormais de ses propres outils créatifs d’IA. L’infrastructure est en place. Et l’adoption s’accélère.
Pour les marques internationales présentes en Chine, le contenu IA n’est plus un sujet d’exploration : c’est la nouvelle norme du marché.
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